• Paroles Officielles

    Retrouvez ici l’intégralité des paroles officielles des morceaux qui composent Les 4 Saisons.

    Chaque texte constitue un chapitre du cycle tout en pouvant être lu indépendamment. Entre écriture poétique, mémoire historique, critique sociale, spiritualité et symbolique, les paroles sont les racines à partir desquelles l’univers des 4 Saisons s’est construit, s’est nourri et continue de se déployer.

  • Hiver - Terre

    Colon Nie

    Colon Nie est le premier chapitre des 4 Saisons. Ancré dans l’Hiver et l’élément Terre, le texte ouvre le cycle depuis les profondeurs d’un monde figé par la colonisation, la prédation et les récits imposés. Sous le gel pourtant, la conscience demeure vivante : enfouie comme une graine, elle cherche déjà la lumière et les voies de sa libération.

    1.

    Loin du Jardin d’Eden,
    Al Quds,

    Bethléem.


    Au pays de l’hypocrisie,

    il est totalement interdit

    de prendre parti.


    Forcés d’être en faveur

    et de cautionner l’oppresseur.


    Alors que depuis des décennies,

    nos frères et sœurs
    endurent,

    dans le déni,
    les infamies de l’envahisseur.


    Va voir dans leur nid

    comment les vipères des médias jouent avec vos peurs.


    Mis à l’écart,

    difficile de renverser la vapeur.


    Cette situation indigeste nous écœure.


    Maudits.


    Morféus !


    Ici-bas,

    du Paradis,

    cherche les clés

    comme Cassius.


    Loin d’être riches

    comme Crésus.


    Reste déter

    comme Spartacus.


    Déterminés,

    avance sur terre

    en terrain miné.


    Retourne ciel et terre,

    déterre avec l’éther

    la hache de guerre.


    Pilule rouge :

    concentré de vérité

    qui te mène au Paradis.


    À l’heure où le mensonge de l’Enfer me ment.


    Et c’est immédiatement

    que le média te ment.


    Système d’exploitation,

    plan de partition

    et expropriation.


    Il te met la pression

    si ta communication

    concerne la question

    de la colonisation

    du sanctuaire de Sion.


    Prédation.


    Société cannibale :

    ils veulent que l’on se croque

    à la Hannibal.

    T’escroque,

    te cravache comme un cheval.


    Système pyramidal :

    pourquoi serais-tu en dessous ou au-dessus de moi,

    alors que toi et moi,

    on est déjà en haut de la chaîne alimentaire ?

    Élément terre :

    colonisés,

    citoyens des Républiques bananières.

    2.

    Contraints à charbonner

    en échange d’une monnaie

    de singe.

    Tous enchaînés,

    tels des esclaves aveuglés,

    par de très lourdes chaînes

    à supporter.

    Des balles de conscience dans le barillet.

    Je presse,

    sans sourciller,

    la détente du canon scié

    pour faire exploser ce système carnassier.

    Salement anesthésiés,

    la matrice tient à ne pas

    nous éveiller.

    Toi-même tu sais

    que je dois dénoncer

    ce que toi et moi on sait.

    Tu sais que c'est

    pas des rimes pour danser,

    mais des rimes

    pour qu'on sorte du songe.

    Reçois le message

    loin des mensonges.

    Alliés aux anges

    quand le halal et le haram

    se mélangent.

    C’est pour mon peuple éparpillé.


    Si tu montes socialement,
    descends à moins deux cents pieds.


    Voir ce qu’il reste,

    ce qu’ils ont pillé.


    Incessamment soumis aux contrôles de papiers.


    Deux mille et plus,

    encore au CFA.


    Ils te parlent de démocratie,

    mais c’est faux.


    Sous couvert de fausses indépendances,

    présidents mis et maintenus en place :

    facilite la gouvernance à distance.


    En France,

    coupe les minima sociaux et nous crache en pleine face.

    Lutte des classes.

    Populace en souffrance.


    Tiers monde,

    dis-moi :

    comment t’envisages ta vie sans visa ?


    Ex-colonies ?

    Grosse blague !

    Pour l’économie,

    ils n’ont jamais lâché le pouvoir, même si les colons nient !

    Quand ça ne finance plus ni écoles,

    ni routes,

    ni hôpitaux,

    et que les chefs d’État entassent les capitaux.

    3.

    Et c’est tout un pays qui capitule.

    Ils ont beau souffler sur les braises du mensonge :

    tôt ou tard,

    les flammes de la vérité jaillissent,

    l’équilibre opère.

    C’est au plus profond de l’obscurité de la nuit que l’aube éclaire.

    Tant que le tonnerre gronde, laisse-les tenter de nous couper les vivres,

    nous mettre les bracelets,

    et même tout éteindre.

    Dieu est Grand,

    et tu verras qu’on recréera le feu.

    T’appelles ça une ville,

    là où on vit ?

    Marseille colonie.

    Plutôt une terre d’asile !

    Où les civils serviles

    s’assurent que la masse paye

    et que le pays tourne

    comme un reptile.

    À croire que c’est l’ère glaciaire : environnement hostile.

    La masse est inondée de mâche,

    comprends le manège.

    Ouais,

    chaque jour il neige.

    Colonisés,

    sectorisés,

    comme tous ceux de ma sociale classe,

    pris dans la course.

    Mon Dieu,

    Ton nom en grandes lettres sur mon dossard.

    Oui monsieur,

    je garde la foi en guise de sponsor.

    Ma foi,

    par méprise incomprise.

    Je leur laisse leur Paradis artificiel,

    leur néon.

    Je prie chaque jour,

    et sache que,

    même dans l’obscurité,

    le néant.

    Panique pas,

    pactise pas,

    c’est de la lumière qu’on s’inspire.

    Et tu le ressens

    dans ce qu’on sort.

    Entre le noir et le Nour,

    on a toujours le choix.

    Rap explore,

    explose le score,

    mais au secours !

    Rien ne sert de gagner à la fin si, en chemin,

    tu perds tes valeurs,

    tes principes du début.

    4.

    Encore debout :

    hip-hop notre sport.


    Tant que l’on pratique et réchauffe tous ceux qui, officiellement,

    font face au regard froid des agents d’un système inhumain et glacial,

    bestial !

    Ouais,

    animosité en costume trois-pièces.


    Question de profit :

    ça piétine nature et traditions, comme une nouvelle coutume.


    Depuis que la valeur des descendants d’Adam

    se pèse en argent.


    Vénérés :

    dollars en posters.


    Et de plus en plus de taulards,
    d’hommes bloqués,

    comme sous terre.


    Ceux qui sont enfermés
    et ceux qui sont dans les tombes.

    Dans le froid et l’obscurité, jusqu’à en oublier sa propre étincelle.


    Donc on prie le Tout-Puissant pour eux.

    Que l’éther leur vienne en aide !


    Gloire à l’Éternel !


    On naît et on reste coincés dans l’engrenage des différentes castes.


    Observe le monde :

    un océan de vices.


    Et comme Noé :

    sauve qui peut.


    Lyricalement accoste une nouvelle Terre.


    Retour aux racines,

    à nos traditions,

    notre rap-diction.


    Nouvelle ère :

    évolution,

    révolution dans l’air.


    Te libère de tes addictions.


    En 4 saisons,

    en 4 saisons.


    Monde à l’envers !


    Viens voir ici :

    désespérer,

    renoncer ne sont pas des options.


    Action,

    libération de la colonisation

    sous toutes ses formes.


    Et dans le fond,

    toi-même tu sais que,

    à la fin,

    Seul Allah fait.

  • Printemps - Eau

    Vent d’État Proxénète

    Vent d’État Proxénète constitue le deuxième chapitre des 4 Saisons. Associé au Printemps et à l’élément Eau, le texte accompagne le réveil des consciences et interroge les mécanismes de pouvoir, de manipulation de l’histoire et de prédation institutionnelle. La vérité s’y infiltre goutte après goutte jusqu’à menacer les digues qui la contiennent.

    1.

    Après une longue nuit hivernale, beaucoup de mauvaises graines sont laissées pour mortes,

    jusqu'à ce que,

    le Tout-Puissant réanime.


    Réalise qu’il suffit d’un orage
    pour que le printemps rayonne sur nos vies,

    réchauffe les cœurs.


    Fait pousser l’espoir.


    En vrai,

    tout reste possible tant qu'on respire.


    Encore une preuve de la pure puissance divine !


    Tous semblables,

    mais pas identiques,

    non.


    Écoute et t’inquiète,

    simple créature.


    Je ne te mélange pas,

    par respect du Créateur.


    Et Sa signature,

    fait que t’es,

    et que tu restes un être unique par nature.


    Différent de celui

    qui se place en ennemi.


    Oui,

    différent de mes frères

    comme de mon homonyme.


    Analyse :

    plus le temps passe,
    plus je réalise.


    Plus je remercie

    pour chaque jour

    où Tu me réanimes.


    Merci au Tout-Puissant,

    Créateur de tout

    et de tout être.


    Certains persistent à appeler cela de la musique.


    Pour nous,

    c'est juste un moyen d'expression parmi tant d'autres.


    État cannibale,

    l’ambiance veut que l’on se croque à la Hannibal Lecter.

    Pour que cesse la lecture.

    Il t’escroque,

    te cravache comme sa monture.


    Tous formatés,

    prêts à écraser pour monter.


    À petites doses,

    médiatisent leurs disquettes.


    Télé réalité,

    télé allumée.


    Le patron te menace jusque dans ton salon.

    Trop sale,

    trop vaste est la propagande.

    Laisse-les dans le sale.

    2.

    L'État-providence,

    ils encensent.


    Providentiel :

    notre espoir dans le ciel.


    Sans le sous,

    les pieds au sol.


    Et dans le souci

    d’augmenter nos hassanettes

    avant de se retrouver au sous-sol.


    Tant que notre boussole

    nous rapproche du Bien

    et des gens biens,

    et nous éloigne des arracheurs de biens.


    Porteurs de mallettes
    de ces États proxénètes.


    Rien ne choque,

    tout paraît si propre,

    si net.


    Citoyen,

    il n’y a pas moyen
    que je ne fasse pas état

    des agissements de cet État proxénète.


    Dans cette planète

    comme dans le méta,

    l'État te rackette.


    Et face à leurs écrans,

    les petits à cran

    croquent des vérités crues, craquent et crient :

    Vendetta.


    Depuis le temps

    que l’on attend

    simplement

    que la roue tourne,

    pris dans la même galère.


    À force de ramer

    tout en tournant en rond,

    les Toutânkhamons

    font monter en nous le démon.


    Contre ces racailles

    qui tiennent le gouvernail.


    Et où qu'on aille,

    Big Brother tisse sa toile.


    Pendant longtemps,

    Babylone a régné.


    Dans ce monde sans pitié,

    à l’heure où pour beaucoup de familles,

    survivre est une performance.


    On gagne,

    perd,

    puis recommence.


    La vérité est trop souvent falsifiée.


    Nous devons l’enseigner, disposés à saigner.

    Enseignant

    que chacun des héritiers Rainier a hérité d'une fortune injustifiée.

    Pour toi,

    je vais déclassifier le dossier,

    juste pour clarifier

    et décomplexifier.

    3.

    Délaisse tes complexes,

    écoute ce texte.


    Tu pourras pour toujours

    et à jamais t'y fier.


    Maintenant qu'ils nous ont tous identifiés,

    avec un Keffieh,

    nous voudraient crucifiés.

    Rien ne choque,

    tout paraît si propre,

    si net.

    Citoyen,

    il n’y a pas moyen

    que je ne fasse pas état

    des agissements de cet État proxénète.

    Dans cette planète

    comme dans le méta,

    l'État te rackette.

    Et face à leurs écrans,

    les petits à cran

    croquent des vérités crues, craquent et crient :

    Vendetta.


    C’est clair,

    maintenant que savons tous,

    tout s’éclaire.


    La mafia étatique

    use de l’intoxication cathodique pour éliminer la Trinité catholique.


    À la Révolution,

    naît une nouvelle religion.


    La République

    et son triptyque maçonnique.


    Liberté,

    égalité,

    et fraternité,
    à la place du Père,

    du Fils et du Saint-Esprit.


    Arracher le voile

    pour dénuder Marie

    et mettre Marianne à poil
    dans les mairies.


    Pour comprendre,

    remonte le fil d’Ariane.


    Les marchands bourgeois

    qui voulaient le pouvoir du Roi.


    Sans pitié,

    ont cassé les Tables de la Loi.


    Ont même remplacé les Dix Commandements

    à l'aide des droits de l’Homme et du Citoyen.


    Ont abandonné des siècles d'enseignements

    perpétués et retransmis par les doyens.

    Rien ne choque,

    tout paraît si propre,

    si net.

    Citoyen,

    il n’y a pas moyen

    que je ne fasse pas état

    des agissements de cet État proxénète.

    4.

    Dans cette planète

    comme dans le méta,

    l'État te rackette.


    Et face à leurs écrans,

    les petits à cran

    croquent des vérités crues, craquent et crient :

    Vendetta.


    Pendant que nous sommes
    figés dans le pétrin,

    cet État républicain

    nous casse les reins.


    Le Parrain des parrains

    exerce le contrôle

    sur les armes et l’alcool,

    touche le pactole

    grâce au tabac,

    aux jeux,

    amendes et pétrole.


    Comme toute organisation mafieuse,

    l'État proxénète rackette ses gagneuses,
    palpe la TVA sur toute caisse enregistreuse.


    Vend des armes qui tuent des civils en série,

    au Mali,

    au Yémen,

    en Libye,

    en Syrie.


    L’État proxénète rackette

    et s’approprie

    les ressources des pays qui lui sont soumis.


    Pour ma part,

    un gérant tête de réseau est moins pourri

    que le chef du gouvernement.


    Dis-leur

    qu'un dealer

    demeure

    un enfant de chœur

    face à tous les industriels de l’armement.


    À tous les humains bombardés injustement

    par des armes fabriquées

    au pays des droits de l’Homme et du Citoyen.


    Rien ne choque,

    tout paraît si propre,

    si net.


    Citoyen,

    il n’y a pas moyen

    que je ne fasse pas état

    des agissements de cet État proxénète.


    Dans cette planète

    comme dans le méta,

    l'État te rackette.


    Et face à leurs écrans,

    les petits à cran

    croquent des vérités crues, craquent et crient :

    Vendetta.

  • Été - Feu

    De A à Z

    De A à Z est le troisième chapitre des 4 Saisons. Porté par l’Été et l’élément Feu, le texte associe les vingt-six lettres de l’alphabet phonétique international à un compte à rebours allant de 26 à l’unité. Dans cette architecture sous tension, guerres, pouvoir, médias, fractures sociales et mémoire collective s’embrasent progressivement jusqu’à ramener le récit vers l’essentiel : la fraternité, la transmission et l’unité.

    1.

    Ce son est lourd

    comme U-Y Scutti.


    Alpha,

    pour le commencement

    des libres penseurs.


    Comme Al Fatiha

    pour l’ouverture

    du livre pansement,

    de nos cœurs,

    meurtris.


    Bravo à toutes les victimes

    d’être restées dignes.


    Question :

    Être ou ne pas être Charlie,

    là n’est pas la question.


    Indignation sélective

    et phobie collective.


    Cristalliser la haine d’autrui

    dans ce pays.


    Appelle cela

    le delta des attentats.


    Ils ne sont que l'écho

    et la réplique

    des guerres orchestrées

    par les républiques.


    Impliquant Foxtrot et US Navy.


    Les commanditaires jouent au golf à vie.


    Se prélassent

    dans des hôtels de passe.


    Ils ont contaminé le monde entier avec avidité et cupidité,
    ont exterminé les Iroquois de l’Indiana.


    Les tribus n’ont pas senti le danger

    comme Juliette en compagnie de Harvey.


    Comme une mule chargée

    de quelques kilos de coca

    à l’aéroport de Lima.


    Demande à Mad Mike

    comment on assassine en Afrique

    ou à Mike Myers

    comment on profane la Toussaint.


    Le first november

    transformé avec Halloween

    en véritable film d’horreur.

    Autocélébration aux Oscars.

    Artistes bistourisés

    jusqu’à l’os car,

    ils ont peur du temps qui passe comme de l’islamisation

    mais n’évoquent jamais l’américanisation.

    2.

    Papa Noël

    propulsé par Coca-Cola.


    Le Québec ne fait pas le poids face aux USA.


    Mourir par amour à la Roméo.


    Comme Ché Guevara

    se réfugier dans la Sierra

    pour ses idéaux.


    On aimerait pouvoir danser un Tango

    avec la justice,

    et combattre ces soldats du vice.


    Ces hommes en uniformes

    qui,

    lorsqu’un homme hors norme

    gêne leurs intérêts,

    n’hésitent pas à l’empoisonner

    ou à le faire assassiner.


    Comme ils l’ont fait avec Victor Jara ou Victor Iouchtchenko.


    On ne fait pas dans la guedro,

    le whiskey and co.


    Tu peux passer ce texte

    aux X-ray,

    tu n’y trouveras

    que la vérité.


    Ôter la vie à quelqu’un ?

    Pas dans notre nature d’Africains.


    On n'est pas des Yankees,

    des gros ricains.


    On est des Zoulous,

    c’est ça ou rien.


    Millionnaires

    comme des princes saoudiens.


    Pas de dollars,

    de yens ou de bitcoins.


    Ce coup-ci,

    c’est en rime

    que notre monnaie se compte.


    Pas d’égotrip ou de frime,

    juste un paroxysme,

    26,

    la fin du décompte.

    26 comme le nombre de cartouches de lettres dont on dispose pour construire ce morceau de saison de A à Z.

    25 pour cent de parts,

    vu que l’on est 4 sur le projet.

    Équitable,

    cartes sur table,

    ouais c’est ça les hommes

    et dans chaque Marseille zone c’est 24 sur 24 sous tension.

    3.

    Pression

    d’un système

    qui combine

    inégalités,

    inflation,

    sale cocktail,

    crée des Colombine.


    Bye bye,

    23,

    pète la matrice Fly.


    Reste dans les airs

    comme le Jordan logo.


    Fais nos bails

    jusqu'à ce que,

    22 v'la les bleus.


    Et t'étonnes pas que,

    beaucoup tremblent.


    Troublant,

    quand abus de pouvoir rime avec impunité.


    Et ça où qu'on aille

    cogno.


    21 heures,

    le soleil cogne encore.

    La magie des saisons,

    loin des chamans

    et de leurs visions

    face aux lumières télévisuelles.


    Devant le 20 heures,

    des esprits s'éteignent.


    Entre infos,

    fake news,

    19 secondes sous apnée
    face à des soupes médiatiques indigestes.


    Vas-y,

    zappe-les,

    évite d'être matrixé.


    T'as beau appeler le 18 le 17,

    y a rien à faire.


    En trop grand nombre sont les victimes de leur propagande.


    16 mesures à la base.


    Depuis nos 15 piges,

    R-A-P et de Babylone,

    on dénonce les pièges.

    Et comme en 14,

    c'est la guerre de toutes parts mais sous une autre forme.

    Et les dirigeants trinquent, prennent les paris

    avec les grosses firmes.

    Condamné d'office,

    13 Marseille stigmatisés,

    morts dans le film.

    4.

    Système infâme,

    une pause,

    un mois sur 12,

    esclavage déguisé,

    violence attisée.


    Dès nos 11 ans,

    le tri est scolarisé.

    Et dire qu'au début,

    on rêvait d'être numéro 10 comme Zizou,

    des buts,

    reprise de volée,

    ciseaux,

    poteau rentrant.


    9 heures du mat,

    en after face au physio

    à se tuer aux ballons,

    sale bilan

    quand on fait le compte des potos qui rentrent,

    peu s'en sortent.


    Crée d'autres portes de sortie, sur de drôles de terrains,

    à faire les 3 à 8 au hazy.


    Les réseaux fleurissent, charbonnent 7 sur 7,

    et c'est toute une jeunesse qu'on crame.


    Et le triple 6 s'extasie,

    depuis que ça te livre en 5-5,

    ici c'est sec-sec.


    Par manque de liquide,

    ça te liquide en 4x4 sous liqueur.


    Les dirigeants survolent le carnage.


    T'inquiète on prend de l'âge, capte le manège,

    365 fais le tour.


    3 options :

    l'état fait le sourd,

    l'aveugle,

    le muet.


    Lentement,

    ouais,

    ou en 2-2,

    chaque jour on fait de notre mieux.


    Loin des pactes,

    des sombres confréries,

    cartels ou du milieu.


    Marche avec deux,

    quatre,

    six frères,

    1 seul Dieu.

  • Automne - Vent

    Écoute Fils Épistaxis

    Écoute Fils Épistaxis est le quatrième chapitre des 4 Saisons. Associé à l’Automne et à l’élément Vent, le texte ralentit le cycle et transforme la parole en transmission. D’une génération à l’autre circulent conseils, mises en garde, foi, mémoire et héritage, comme autant de repères laissés à ceux qui devront poursuivre le chemin. Après avoir observé et dénoncé le monde, il s’agit désormais d’apprendre à ne pas s’y perdre. Le Vent emporte alors la parole du père vers ses enfants : un souffle transmis avant que les feuilles ne tombent et que le cycle n’entre dans l’Éther.

    1.

    Écoute fils.
    Babylone fait serrer,
    y a trop de vice.


    Fils à toi de desserrer
    l'étau d’Ibliss.

    Un jour Mojo m'a dit
    que les taudis blessent.


    Écoute fils,

    je ne vais pas y aller

    par quatre chemins.


    Ne fais pas le malin

    au milieu des requins.


    Ces démons

    ne sont animés

    que par la faim.


    Et du monde,

    ne vont provoquer

    que la fin.


    Ils vont s’entredévorer,

    ça j'en suis certain.


    Leurs instincts sont basiques, prédateurs en rut.


    C'est de la bassesse

    incarnée à l'état brut.


    Quand Satan et tous ses acolytes recrutent,

    positionne-toi bien en retrait

    et scrute,

    tous les boniments proférés

    par El Krief Ruth.


    Écoute fils,

    sache que,

    pour toi,

    j’écris avec de l’encre forcément indélébile.


    Sois volubile,

    mais évite les débiles.


    Demain,

    tu ne dois pas le tracer à la craie,

    autrement tu risquerais

    d’être au cœur des cris.


    Mis en cage,

    comme un singe cadenassé.


    Regarde nos sœurs,

    grugées ont fait des ménages, elles lavaient du linge,

    ont fini harassées.


    Regarde nos peurs,

    manuscrit qui déménage

    pour des méninges,

    très fortement encrassés.


    Ici j’exhume

    pour toi un antique thème.

    Car tu sais que pour faire face à ce système,

    ici les gens s'enfument

    avec la résine.

    De l'euphorie

    jusqu'à la ruine du spleen.

    Épistaxis,

    quand ils hument la cocaïne.


    Écoute fils,

    au cas où tu ne serais pas au courant,

    il va te falloir nager à contre-courant.


    Alors ouvre dans tes mains un noble Coran.

    Recherche-y quelques versets pour te redresser et éclairer tes choix dans ce monde inversé.

    Avec ma voix,

    je t’oriente sur la voie

    et mène tes pas

    sur le chemin des gens droits.

    2.

    Prête attention à te remettre à l'endroit.


    Surtout garde la force

    et protège la Foi

    des anciens passés ici-bas

    avant toi.


    Écoute fils,

    sache bien que le crime ne paie pas.


    Sheïtan te menace,

    faut que tu sois tenace

    et que tu fasses face

    aux rapaces voraces.


    Seule la vertu

    peut te sauver de la rue.


    Étudie bien,

    élève-toi

    et lève-toi
    pour la justice

    et pour te battre contre Ibliss.


    Écoute fils.

    Babylone fait serrer,

    y a trop de vice.

    Fils à toi de desserrer

    l'étau d’Ibliss.

    Un jour Mojo m'a dit

    que les taudis blessent.


    Quoi que ton équipe fasse,

    évite la fausse.


    Prends du recul,

    esquive tout ce qui te pousse à la faute.


    Efrit,

    comme la plupart,
    bien ou mal,

    à toi de voir au fait.


    Chacun sa vision du monde,

    sa version des faits.


    Ma petite,

    vu que je t’aime autant que tes frères.


    Allez optimise,

    longtemps que je mise

    tout sur le Très-Haut,

    veille sur vous sous le préau.


    Jusqu'à l'année d'après,

    et après,

    ainsi de suite.


    Génération,

    tu connais,

    tout va vite-vite.


    Du coup ça veut tout

    et tout de suite.


    Comportement prévisible comme les automates.


    Fortement formatés,

    rêvent de suites luxueuses.


    Le monde est à moi

    comme dans la verse-meta.


    Monde à l'envers,

    regarde les uns se régalent ;

    les autres en galère

    ne cherchent plus à graille

    ou de l'eau

    mais des lourds métaux.

    Fini l'été,

    finie la fête,

    hein.

    L'automne pose son manteau gris.

    Gros,

    Paris,

    Berlin,

    London.

    3.

    Tu connais le jeu de l'État.

    Simple,

    reprendre ce que l'on donne.

    Sonne,

    sonne la rentrée.


    Le système repart de plus belle.


    Caméra,

    reconnaissance faciale ciblée.


    Visible malgré tes gris-gris.

    Thug life.

    Alimente leur game.


    J'apaise le cœur en accord

    sur une autre gamme.


    Prêt ou pas,

    je prie,

    appuie sur pause.


    Pèse le pour le contre

    avant mes agissements.


    C'est soit ça, soit je glisse,

    man.

    Apprécie

    quand tête baissée tu fonces.


    Aussi rare que précieux,

    l’ami fronce les sourcils,

    te chouffe de travers,

    mine serrée quand t'agis mal.


    Alors que les autres potos s'agitent,

    films,

    photos,

    t'encouragent.


    Ouais l'impact de l'entourage

    sur nos routes.


    Écoute fils,

    arrête tout.


    La rue,

    la street,

    une roulette russe.


    Et vu que rien n’est gratis,

    si c'est pas toi,

    dis-toi bien que c'est papa qui va khalaçe.


    17 heures

    et déjà le ciel s'obscurcit.


    Drogue,

    récréation,

    encore un corps,

    une création

    entourée à la craie.


    Observe les averses

    sur les joues des mères.


    Au secours,

    ce coup-ci,

    oui,

    fils,

    écoute.


    Que tu te la joues

    ou que tu veuilles jouer,

    cherche une autre cour.

    Écoute fils.

    Babylone fait serrer,

    Y a trop de vice.

    Fils à toi de desserrer

    L'étau d’Ibliss.

    Un jour Mojo m'a dit

    Que les taudis blessent.

    Le génie du mal vise

    que tu périsses.

    Cherche à danser un Tango avec la justice

    et à bien combattre tous ces soldats du vice.

    4.

    Bannis contentieux

    et comptes en Suisse.


    Tu sais bien que la matrice

    et ses complices

    aimeraient bien te croquer

    et t’escroquer.


    Le lapidé

    aimerait sympathiser.


    Le maudit

    voudrait t’inviter à teaser.


    Tel un nuisible

    qu'on veut dératiser,

    aies la hantise

    des flammes attisées.


    Tes bêtises,

    il veut dédramatiser.


    Lucifer

    veut ton âme hypnotisée.


    Le génie

    convoite de te courtiser.


    Mes écrits,

    il te faut les synthétiser.


    Pour y arriver,

    ne jamais pactiser,

    autrement,

    tu finiras traumatisé.


    Écoute fils,

    au cœur

    de la rectitude de ton cœur,

    fais fuir la peur

    de ton for intérieur.


    De cette lumière,

    sois le détenteur.


    Étudie Al Ghazali,

    le défenseur,

    auteur

    de la délivrance de l'erreur.


    Trouve la probité de la vérité.


    Avec célérité et dextérité,

    je partage avec pleine sincérité
    un témoignage pour la postérité.

    Une pensée pleine de lucidité sur les vautours

    embusqués aux alentours

    qui contrôlent le monde

    qui nous entoure.

    Ces rapaces qui poussent

    nos jeunes pousses

    à perpétrer des détours

    autour des tours.

    À n'entrevoir de la vie

    que les contours.

    Mieux vaut que tu écrèmes

    ton entourage.

    Tu sais bien

    que ce sont les chiens

    qui ont la rage.

    Il est justement question

    de courage.

    Un lion valeureux

    ne prend pas ombrage.


    Prends tout ton héritage

    et lave l'outrage.


    Écoute fils.
    Babylone fait serrer,

    y a trop de vice.

    Fils à toi de desserrer
    l'étau d’Ibliss.

    Un jour Mojo m'a dit
    Que les taudis blessent.