

Paroles Colon Nie
1.
Loin du Jardin d’Eden,
Al Quds, Bethléem.
Au pays de l’hypocrisie,
il est totalement interdit de prendre parti.
Forcés d’être en faveur
et de cautionner l’oppresseur.
Alors que depuis des décennies,
nos frères et sœurs
endurent, dans le déni,
les infamies de l’envahisseur.
Va voir dans leur nid
comment les vipères des médias
jouent avec vos peurs.
Mis à l’écart,
difficile de renverser la vapeur.
Cette situation indigeste
nous écœure.
Maudits.
Morféus !
Ici-bas, du Paradis, cherche les clés comme Cassius.
Loin d’être riches comme Crésus,
reste déter comme Spartacus.
Déterminés,
avance sur terre en terrain miné.
Retourne ciel et terre,
déterre avec l’éther la hache de guerre.
Pilule rouge : concentré de vérité qui te mène au Paradis.
À l’heure où le mensonge de l’Enfer me ment,
et c’est immédiatement que le média te ment.
Système d’exploitation,
plan de partition
et expropriation.
Il te met la pression
si ta communication
concerne la question
de la colonisation
du sanctuaire de Sion.
Prédation.Société cannibale :
ils veulent que l’on se croque à la Hannibal.
T’escroque,
te cravache comme un cheval.
Système pyramidal :Pourquoi serais-tu en dessous
ou au-dessus de moi,
alors que toi et moi
on est déjà en haut de la chaîne alimentaire ?
2.
Élément terre :
colonisés,
citoyens des Républiques bananières,
contraints à charbonner en échange d’une monnaie de singe.
Tous enchaînés,
tels des esclaves aveuglés,
par de très lourdes chaînes à supporter.
Des balles de conscience dans le barillet,
je presse, sans sourciller,
la détente du canon scié
pour faire exploser ce système carnassier.
Salement anesthésiés,
la matrice tient à ne pas nous éveiller.
Toi-même tu sais
que je dois dénoncer
ce que toi et moi on sait.
Tu sais que c’est pas des rimes pour danser,
mais des rimes pour qu’on sorte du songe.
Reçois le message loin des mensonges.
Alliés aux anges
quand le halal et le haram se mélangent.
C’est pour mon peuple éparpillé :
si tu montes socialement,
descends à moins deux cents pieds,
voir ce qu’il reste,
ce qu’ils ont pillé.
Incessamment soumis aux contrôles de papiers.Deux mille et plus,
encore au CFA :
ils te parlent de démocratie,
mais c’est faux.
Sous couvert de fausses indépendances,
présidents mis et maintenus en place :
facilite la gouvernance à distance.
En France :
coupe les minimas sociaux et nous crache en pleine face.
Lutte des classes.
Populace en souffrance.
Tiers monde,dis-moi :
comment t’envisages ta vie sans visa ?
Ex-colonies ?
Grosse blague !
Pour l’économie,
ils n’ont jamais lâché le pouvoir,
même si les colons nient !
3.
Quand ça ne finance plus ni écoles, ni routes, ni hôpitaux,
et que les chefs d’État entassent les capitaux.
Et c’est tout un pays qui capitule.
Ils ont beau souffler sur les braises du mensonge :
tôt ou tard,
les flammes de la vérité jaillissent,
l’équilibre opère.
C’est au plus profond de l’obscurité de la nuit
que l’aube éclaire.
Tant que le tonnerre gronde,
laisse-les tenter de nous couper les vivres,
nous mettre les bracelets,
et même tout éteindre.
Dieu est Grand,
et tu verras qu’on recréera le feu.
T’appelles ça une ville, là où on vit ?
Marseille, colonie.
Plutôt une terre d’asile !
Où les civils serviles
s’assurent que la masse paye
et que le pays tourne comme un reptile.À croire que c’est l’ère glaciaire :
environnement hostile.
La masse est inondée de mâche,
comprends le manège.
Ouais, chaque jour, il neige.
Colonisés,
sectorisés,
comme tous ceux de ma sociale classe,
pris dans la course.
Mon Dieu,
Ton nom en grandes lettres sur mon dossard.
Oui, monsieur,
je garde la foi en guise de sponsor.
Ma foi,
par méprise incomprise.
Je leur laisse leur Paradis artificiel,
leur néon.
Je prie chaque jour, et sache que,
même dans l’obscurité, le néant :
panique pas, pactise pas,
c’est de la lumière qu’on s’inspire.
Et tu le ressens dans ce qu’on sort.
Entre le noir et le Nour,
on a toujours le choix.
4.
Rap explore,
explose le score,
mais au secours :
rien ne sert de gagner à la fin
si, en chemin, tu perds tes valeurs,
tes principes du début.
Encore debout :
hip-hop,
notre sport.
Tant que l’on pratique
et réchauffe tous ceux qui, officiellement, font face
au regard froid des agents
d’un système inhumain et glacial,
bestial !
Ouais, animosité en costume trois-pièces.
Question de profit : ça piétine nature et traditions,
comme une nouvelle coutume.
Depuis que la valeur des descendants d’Adam
se pèse en argent.
Vénérés :
dollars en posters.
Et de plus en plus de taulards,
d’hommes bloqués,
comme sous terre.
Ceux qui sont enfermés
et ceux qui sont dans les tombes,
dans le froid et l’obscurité,
jusqu’à en oublier sa propre étincelle.
Donc on prie le Tout-Puissant pour eux,
que l’éther leur vienne en aide.
Gloire à l’Éternel !
On naît et on reste coincés
dans l’engrenage des différentes castes.
Observe le monde :
un océan de vices.
Et comme Noé :
sauve qui peut.
Lyricalement, accoste une nouvelle Terre.
Retour aux racines,
à nos traditions,
notre rap diction.
Nouvelle ère :
évolution,
révolution dans l’air.
Te libère de tes addictions
en 4 saisons,
en 4 saisons :
monde à l’envers.
Viens voir ici:
désespérer, renoncer ne sont pas des options.
Action, libération de la colonisation sous toutes ses formes.
Et dans le fond,
toi-même tu sais que,
à la fin,
Seul Allah fait.Paroles Vent d’État Proxénète
1.
Après une longue nuit hivernale,
beaucoup de mauvaises graines sont laissées pour mortes.
Jusqu'à ce que
le Tout-Puissant réanime.
Réalise qu’il suffit d’un orage
pour que le printemps rayonne sur nos vies,
réchauffe les cœurs.Fait pousser l’espoir.
En vrai tout reste possible tant qu'on respire.
Encore une preuve de la pure puissance divine !
Tous semblables,
mais pas identiques, non.
Écoute et t’inquiète, simple créature.
Je ne te mélange pas,
par respect du Créateur.
Et Sa signature fait que t’es
et que tu restes un être unique par nature.Différent de celui qui se place en ennemi.
Oui, différent de mes frères
comme de mon homonyme.
Analyse :
plus le temps passe,
plus je réalise.
Plus je remercie
pour chaque jour où Tu me réanimes.Merci au Tout-Puissant,
Créateur de tout et de tout être.Certains persistent à appeler cela de la musique.
Pour nous,
c'est juste un moyen d’expression parmi tant d'autres.État cannibale,
l’ambiance veut que l’on se croque
à la Hannibal Lecter.Pour que cesse la lecture.
Il t’escroque,
te cravache comme sa monture.
Tous formatés,
prêts à écraser pour monter.À petites doses,
médiatisent leurs disquettes.
Télé réalité,
Télé allumée.
Le patron te menace jusque dans ton salon.
Trop sale,
trop vaste est la propagande.
Laisse-les dans le sale.
L'État-providence, ils encensent.
2.
Providentiel :
notre espoir dans le ciel.
Sans le sous,
les pieds au sol.
et dans le souci d’augmenter nos hassanettes
avant de se retrouver au sous-sol.
Tant que notre boussole
nous rapproche du Bien
et des gens biens,
et nous éloigne des arracheurs de biens.
Porteurs de mallettes
de ces États proxénètes.
Rien ne choque,
tout paraît si propre, si net.
Citoyen,
il n’y a pas moyen
que je ne fasse pas état,
des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète
comme dans le méta,
l'État te rackette.
Et face à leurs écrans,
les petits à cran
croquent des vérités crues,
craquent et crient :
Vendetta.
Depuis le temps
que l’on attend simplement
que la roue tourne,
pris dans la même galère.
À force de ramer
tout en tournant en rond,
les Toutânkhamons
font monter en nous le démon.
Contre ces racailles
qui tiennent le gouvernail.
Et où qu'on aille,
Big Brother tisse sa toile.Pendant longtemps,
Babylone a régné.
Dans ce monde sans pitié,
à l’heure où pour beaucoup de familles, survivre est une performance,
on gagne,
perd,
puis recommence.
La vérité est trop souvent falsifiée.
Nous devons l’enseigner,
disposés à saigner.
Enseignant que chacun des héritiers Rainier
a hérité d'une fortune injustifiée.
Pour toi,
je vais déclassifier le dossier,
juste pour clarifier
et décomplexifier.
Délaisse tes complexes,
écoute ce texte.
Tu pourras pour toujours
et à jamais t'y fier.
Maintenant qu'ils nous ont tous identifiés, avec un Keffieh,
nous voudraient crucifiés.
3.
Rien ne choque,
tout paraît si propre, si net.
Citoyen,
il n’y a pas moyen
que je ne fasse pas état,
des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète
comme dans le méta,
l'État te rackette.
Et face à leurs écrans,
les petits à cran
croquent des vérités crues,
craquent et crient :
Vendetta.
C’est clair,
maintenant que savons tous,
tout s’éclaire.
La mafia étatique,
use de l’intoxication cathodique
pour éliminer la Trinité catholique.
À la Révolution,
naît une nouvelle religion :
La République
et son triptyque maçonnique.
Liberté,
égalité,
et fraternité,
à la place du Père,
du Fils
et du Saint-Esprit.Arracher le voile
pour dénuder Marie
et mettre Marianne à poil
dans les mairies.
Pour comprendre,
remonte le fil d’Ariane.
Les marchands bourgeois
qui voulaient le pouvoir du Roi.
Sans pitié,
ont cassé
les Tables de la Loi.
Ont même remplacé
les Dix Commandements
à l'aide des droits de l’Homme
et du Citoyen.
Ont abandonné
des siècles d'enseignements
perpétués
et retransmis par les doyens.
Rien ne choque,
tout paraît si propre, si net.
Citoyen,
il n’y a pas moyen
que je ne fasse pas état,
des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète
comme dans le méta,
l'État te rackette.
Et face à leurs écrans,
les petits à cran
croquent des vérités crues,
craquent et crient :
Vendetta.
4.
Pendant que nous sommes
figés dans le pétrin,
cet État républicain
nous casse les reins.
Le Parrain des parrains
exerce le contrôle
sur les armes et l’alcool,
touche le pactole
grâce au tabac,
aux jeux,
amendes
et pétrole.
Comme toute organisation mafieuse,
l'État proxénète
rackette ses gagneuses,
palpe la TVA
sur toute caisse enregistreuse.
Vend des armes qui tuent
des civils en série,
au Mali,
au Yémen,
en Libye,
en Syrie.
L’État proxénète
rackette
et s’approprie
les ressources des pays
qui lui sont soumis.
Pour ma part,
un gérant tête de réseau
est moins pourri
que le chef du gouvernement.
Dis-leur
qu'un dealer demeure
un enfant de chœur
face à tous les industriels
de l’armement.
À tous les humains
bombardés injustement
Par des armes fabriquées
au pays des droits de l’Homme
et du Citoyen.
Rien ne choque,
tout paraît si propre, si net.
Citoyen,
il n’y a pas moyen
que je ne fasse pas état,
des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète
comme dans le méta,
l'État te rackette.
Et face à leurs écrans,
les petits à cran
croquent des vérités crues,
craquent et crient :
Vendetta.
Vendetta,
vent d’Etat proxénéte.
Vendetta.
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