
Paroles
Retrouvez ici l'intégralité des paroles des morceaux qui composent Les 4 Saisons. Chaque texte peut être lu indépendamment ou comme une partie d'un récit unique. Entre écriture poétique, références historiques, critique sociale et symbolique, les paroles sont les racines à partir desquelles l'univers des 4 Saisons s'est construit, s'est nourri et continue de se déployer.
Hiver - Terre
Colon Nie
Colon Nie est le premier chapitre des 4 Saisons. Ancré dans l'Hiver et l'élément Terre, le morceau ouvre le cycle à travers une réflexion sur la colonisation et l'espoir de libération.
1.
Loin du Jardin d’Eden,
Al Quds, Bethléem.
Au pays de l’hypocrisie, il est totalement interdit de prendre parti.
Forcés d’être en faveur et de cautionner l’oppresseur.
Alors que depuis des décennies, nos frères et sœurs
endurent, dans le déni,
les infamies de l’envahisseur.
Va voir dans leur nid comment les vipères des médias jouent avec vos peurs.
Mis à l’écart, difficile de renverser la vapeur.
Cette situation indigeste
nous écœure.Maudits.
Morféus !
Ici-bas, du Paradis, cherche les clés comme Cassius.Loin d’être riches comme Crésus.
Reste déter comme Spartacus.
Déterminés, avance sur terre en terrain miné.
Retourne ciel et terre, déterre avec l’éther la hache de guerre.
Pilule rouge : concentré de vérité qui te mène au Paradis.
À l’heure où le mensonge de l’Enfer me ment.Et c’est immédiatement que le média te ment.
Système d’exploitation, plan de partition et expropriation.
Il te met la pression si ta communication concerne la question de la colonisation du sanctuaire de Sion.
Prédation.Société cannibale : ils veulent que l’on se croque à la Hannibal.
T’escroque, te cravache comme un cheval.
Système pyramidal : pourquoi serais-tu en dessous ou au-dessus de moi, alors que toi et moi on est déjà en haut de la chaîne alimentaire ?Élément terre : colonisés,
citoyens des Républiques bananières.
2.
Contraints à charbonner en échange d’une monnaie de singe.
Tous enchaînés, tels des esclaves aveuglés, par de très lourdes chaînes à supporter.
Des balles de conscience dans le barillet.
Je presse, sans sourciller, la détente du canon scié pour faire exploser ce système carnassier.
Salement anesthésiés, la matrice tient à ne pas nous éveiller.
Toi-même tu sais que je dois dénoncer ce que toi et moi on sait.
Tu sais que c’est pas des rimes pour danser, mais des rimes pour qu’on sorte du songe.Reçois le message loin des mensonges.
Alliés aux anges quand le halal et le haram se mélangent.
C’est pour mon peuple éparpillé.
Si tu montes socialement,
descends à moins deux cents pieds.
Voir ce qu’il reste, ce qu’ils ont pillé.
Incessamment soumis aux contrôles de papiers.Deux mille et plus, encore au CFA.
Ils te parlent de démocratie, mais c’est faux.
Sous couvert de fausses indépendances, présidents mis et maintenus en place : facilite la gouvernance à distance.
En France coupe les minimas sociaux et nous crache en leine face. Lutte des classes. Populace en souffrance.
Tiers monde,dis-moi : comment t’envisages ta vie sans visa ?
Ex-colonies ? Grosse blague !
Pour l’économie, ils n’ont jamais lâché le pouvoir, même si les colons nient !
Quand ça ne finance plus ni écoles, ni routes, ni hôpitaux,
et que les chefs d’État entassent les capitaux.
3.
Et c’est tout un pays qui capitule.
Ils ont beau souffler sur les braises du mensonge : tôt ou tard, les flammes de la vérité jaillissent, l’équilibre opère.
C’est au plus profond de l’obscurité de la nuit que l’aube éclaire.
Tant que le tonnerre gronde,
laisse-les tenter de nous couper les vivres, nous mettre les bracelets, et même tout éteindre.
Dieu est Grand, et tu verras qu’on recréera le feu.
T’appelles ça une ville, là où on vit ?Marseille, colonie.
Plutôt une terre d’asile !
Où les civils serviles s’assurent que la masse paye et que le pays tourne comme un reptile.
À croire que c’est l’ère glaciaire :
environnement hostile.
La masse est inondée de mâche, comprends le manège.
Ouais, chaque jour, il neige.
Colonisés, sectorisés, comme tous ceux de ma sociale classe,
pris dans la course.
Mon Dieu, Ton nom en grandes lettres sur mon dossard.
Oui, monsieur, je garde la foi en guise de sponsor.
Ma foi, par méprise incomprise.
Je leur laisse leur Paradis artificiel, leur néon.
Je prie chaque jour, et sache que, même dans l’obscurité, le néant.
Panique pas, pactise pas,
c’est de la lumière qu’on s’inspire.
Et tu le ressens dans ce qu’on sort.
Entre le noir et le Nour, on a toujours le choix.
Rap explore, explose le score,
mais au secours !
Rien ne sert de gagner à la fin
si, en chemin, tu perds tes valeurs, tes principes du début.
4.
Encore debout : hip-hop,
notre sport.
Tant que l’on pratique
et réchauffe tous ceux qui, officiellement, font face
au regard froid des agents
d’un système inhumain et glacial, bestial !
Ouais, animosité en costume trois-pièces. Question de profit : ça piétine nature et traditions, comme une nouvelle coutume.
Depuis que la valeur des descendants d’Adam se pèse en argent.
Vénérés : dollars en posters.
Et de plus en plus de taulards,
d’hommes bloqués, comme sous terre.
Ceux qui sont enfermés
et ceux qui sont dans les tombes, dans le froid et l’obscurité, jusqu’à en oublier sa propre étincelle.
Donc on prie le Tout-Puissant pour eux, que l’éther leur vienne en aide.Gloire à l’Éternel !
On naît et on reste coincés dans l’engrenage des différentes castes.Observe le monde : un océan de vices. Et comme Noé : sauve qui peut.
Lyricalement, accoste une nouvelle Terre.
Retour aux racines, à nos traditions, notre rap-diction.
Nouvelle ère : évolution, révolution dans l’air.
Te libère de tes addictions.
En 4 saisons, en 4 saisons.
Monde à l’envers !
Viens voir ici: désespérer, renoncer ne sont pas des options.
Action, libération de la colonisation sous toutes ses formes.
Et dans le fond, toi-même tu sais que, à la fin, Seul Allah fait.Printemps - Eau
Vent d’État Proxénète
Vent d'État Proxénète constitue le deuxième chapitre des 4 Saisons. Associé au Printemps et à l'élément Eau, au moyen d'une écriture dense et symbolique, le morceau explore les mécanismes de la manipulation de l'histoire et dénonce le système de prédation mis en place par les tenants du pouvoir.
1.
Après une longue nuit hivernale, beaucoup de mauvaises graines sont laissées pour mortes jusqu'à ce que le Tout-Puissant réanime.
Réalise qu’il suffit d’un orage
pour que le printemps rayonne sur nos vies, réchauffe les cœurs.Fait pousser l’espoir.
En vrai tout reste possible tant qu'on respire.
Encore une preuve de la pure puissance divine !
Tous semblables, mais pas identiques, non.
Écoute et t’inquiète, simple créature.
Je ne te mélange pas, par respect du Créateur.
Et Sa signature fait que t’es et que tu restes un être unique par nature.Différent de celui qui se place en ennemi.
Oui, différent de mes frères
comme de mon homonyme.Analyse : plus le temps passe,
plus je réalise.
Plus je remercie pour chaque jour où Tu me réanimes.Merci au Tout-Puissant, Créateur de tout et de tout être.
Certains persistent à appeler cela de la musique.
Pour nous, c'est juste un moyen d’expression parmi tant d'autres.
État cannibale, l’ambiance veut que l’on se croque à la Hannibal Lecter.
Pour que cesse la lecture.
Il t’escroque, te cravache comme sa monture.Tous formatés, prêts à écraser pour monter.
À petites doses, médiatisent leurs disquettes.
Télé réalité, télé allumée.
Le patron te menace jusque dans ton salon.
2.
Trop sale, trop vaste est la propagande.
Laisse-les dans le sale.
L'État-providence, ils encensent.
Providentiel : notre espoir dans le ciel.
Sans le sous, les pieds au sol.
Et dans le souci d’augmenter nos hassanettes avant de se retrouver au sous-sol.
Tant que notre boussole nous rapproche du Bien et des gens biens, et nous éloigne des arracheurs de biens.
Porteurs de mallettes
de ces États proxénètes.
Rien ne choque, tout paraît si propre, si net.Citoyen, il n’y a pas moyen
que je ne fasse pas état, des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète comme dans le méta, l'État te rackette.Et face à leurs écrans, les petits à cran croquent des vérités crues, craquent et crient : Vendetta.
Depuis le temps que l’on attend simplement que la roue tourne, pris dans la même galère.
À force de ramer tout en tournant en rond, les Toutânkhamons font monter en nous le démon.
Contre ces racailles qui tiennent le gouvernail.
Et où qu'on aille, Big Brother tisse sa toile.Pendant longtemps, Babylone a régné.
Dans ce monde sans pitié, à l’heure où pour beaucoup de familles, survivre est une performance.
On gagne, perd, puis recommence.
La vérité est trop souvent falsifiée.
Nous devons l’enseigner, disposés à saigner.
3.
Enseignant que chacun des héritiers Rainier a hérité d'une fortune injustifiée.
Pour toi, je vais déclassifier le dossier, juste pour clarifier et décomplexifier.
Délaisse tes complexes, écoute ce texte.
Tu pourras pour toujours et à jamais t'y fier.
Maintenant qu'ils nous ont tous identifiés, avec un Keffieh, nous voudraient crucifiés.
Rien ne choque, tout paraît si propre, si net.
Citoyen, il n’y a pas moyen que je ne fasse pas état, des agissements de cet État proxénète.Dans cette planète comme dans le méta, l'État te rackette.
Et face à leurs écrans, les petits à cran croquent des vérités crues, craquent et crient : Vendetta.
C’est clair, maintenant que savons tous, tout s’éclaire.
La mafia étatique, use de l’intoxication cathodique pour éliminer la Trinité catholique.
À la Révolution, naît une nouvelle religion.
La République et son triptyque maçonnique.
Liberté, égalité, et fraternité,
à la place du Père, du Fils et du Saint-Esprit.Arracher le voile pour dénuder Marie et mettre Marianne à poil
dans les mairies.
Pour comprendre, remonte le fil d’Ariane.
Les marchands bourgeois qui voulaient le pouvoir du Roi.
Sans pitié, ont cassé les Tables de la Loi.
Ont même remplacé les Dix Commandements à l'aide des droits de l’Homme et du Citoyen.
Ont abandonné des siècles d'enseignements perpétués
et retransmis par les doyens.
4.
Rien ne choque, tout paraît si propre, si net.
Citoyen, il n’y a pas moyen que je ne fasse pas état, des agissements de cet État proxénète.Dans cette planète comme dans le méta, l'État te rackette.
Et face à leurs écrans, les petits à cran croquent des vérités crues, craquent et crient : Vendetta.
Pendant que nous sommes
figés dans le pétrin, cet État républicain nous casse les reins.
Le Parrain des parrains exerce le contrôle sur les armes et l’alcool, touche le pactole grâce au tabac, aux jeux, amendes et pétrole.
Comme toute organisation mafieuse, l'État proxénète
rackette ses gagneuses,
palpe la TVA sur toute caisse enregistreuse.
Vend des armes qui tuent des civils en série, au Mali, au Yémen, en Libye, en Syrie.
L’État proxénète rackette et s’approprie les ressources des pays qui lui sont soumis.
Pour ma part, un gérant tête de réseau est moins pourri que le chef du gouvernement.
Dis-leur qu'un dealer demeure
un enfant de chœur face à tous les industriels de l’armement.
À tous les humains bombardés injustement par des armes fabriquées au pays des droits de l’Homme et du Citoyen.
Rien ne choque, tout paraît si propre, si net.Citoyen, il n’y a pas moyen que je ne fasse pas état, des agissements de cet État proxénète.
Dans cette planète comme dans le méta, l'État te rackette.
Et face à leurs écrans, les petits à cran croquent des vérités crues, craquent et crient : Vendetta.
Vendetta, vent d’Etat proxénéte. Vendetta.Été - Feu
De A à Z
De A à Z est le troisième chapitre des 4 Saisons. Porté par l'Été et l'élément Feu, le morceau s'appuie sur l'alphabet phonétique international et un compte à rebours de 26 à l'unité pour proposer une lecture critique du monde contemporain.
1.
Ce son est lourd comme U-Y Scutti.
Alpha pour le commencement des libres penseurs.
Comme Al Fatiha pour l’ouverture du livre pansement de nos cœurs meurtris.
Bravo à toutes les victimes d’être restées dignes.
Question : Être ou ne pas être Charlie, là n’est pas la question.
Indignation sélective et phobie collective.
Cristalliser la haine d’autrui dans ce pays.
Appelle cela le delta des attentats.
Ils ne sont que l'écho et la réplique des guerres orchestrées par les républiques.
Impliquant Foxtrot et US-Navy.
Les commanditaires jouent au golf à vie.
Se prélassent dans des hotels de passe.
Ils ont contaminé le monde entier avec avidité et cupidité
ont exterminé les Iroquois de l’Indiana.
Les tribus n’ont pas senti le danger comme Juliette en compagnie de Harvey.
Comme une mule chargée de quelques kilos de coca à l’aéroport de Lima.
Demande à Mad Mike comment on assassine en Afrique ou à Mike Myers comment on profane la Toussaint.
Le first november transformé avec Halloween en véritable film d’horreur.
Autocélébration aux Oscars.
2.
Artistes bistourisés jusqu’à l’os car, ils ont peur du temps qui passe comme de l’islamisation mais n’évoquent jamais l’américanisation.
Papa Noël propulsé par Coca Cola.Le Québec ne fait pas le poids face aux USA.
Mourir par amour à la Roméo.Comme Ché Guevara se réfugier dans la Sierra pour ses idéaux.
On aimerait pouvoir danser un Tango avec la justice et combattre ces soldats du vice.
Ces hommes en uniformes qui, lorsqu’un homme hors norme gêne leurs intérêts, n’hésitent pas à l’empoisonner ou le faire assassiner.
Comme ils l’ont fait avec Victor Jara ou Victor Iouchtchenko.On ne fait pas dans la gue-dro et le whiskey and co.
Tu peux passer ce texte aux X-ray, tu n’y trouveras que la vérité.
Ôter la vie à quelqu’un ? Pas dans notre nature d’Africains.
On est pas des Yankees des gros ricains.
On est des Zoulous, c’est ça ou rien.
Millionnaires comme des princes Saoudiens.
Pas de dollar de yen ou de bitcoin.
Ce coup-ci, c’est en rime que notre monnaie se compte.
Pas d’égotrip ou de frime, juste un paroxysme, 26 la fin du décompte.
3.
26 comme le nombre de cartouches de lettres dont on dispose pour construire ce morceau de saison de A à Z.
25 pour cent de parts vu que l’on est 4 sur le projet.
Équitable, cartes sur table, ouais c’est ça les hommes et dans chaque Marseille zone c’est 24 sur 24 sur tension.
Pression d’un système qui combine inégalités, inflation, sale cocktail crée des Colombine.
Bye bye, 23 pète la matrice Fly.
Reste dans les airs comme le Jordan logo.
Fais nos bails jusqu'à ce que 22 v'la les bleus.
Et t'étonnes pas que beaucoup tremblent.
Troublant quand abus de pouvoir rime avec impunité.
Et ça où qu'on aille cogno.
21 heures, le soleil cogne encore, la magie des saisons loin des chamans et de leurs visions face aux lumières télévisuelles.
Devant le 20 heures, des esprits s'éteignent.
Entre infos, fake news, 19 secondes sous apnée
face à des soupes médiatiques indigestes.Vas-y zappe-les, évite d'être matrixé.
T'as beau appeler le 18 le 17, y a rien à faire.
En trop grand nombre sont les victimes de leur propagande.
16 mesures à la base.
Depuis nos 15 piges, R-A-P et de Babylone, on dénonce les pièges.
4.
Et comme en 14, c'est la guerre de toutes parts mais sous une autre forme.
Et les dirigeants trinquent, prennent les paris avec les grosses firmes.
Condamné d'office, 13 Marseille stigmatisés, morts dans le film.
Système infâme, une pause, un mois sur 12, esclavage déguisé, violence attisée.
Dès nos 11 ans, le tri est scolarisé et dire qu'au début, on rêvait d'être numéro 10 comme Zizou, des buts, reprise de volée, ciseaux, poteau rentrant.
9 heures du mat en after face au physio à se tuer aux ballons, sale bilan quand on fait le compte des potos qui rentrent, peu s'en sortent.
Crée d'autres portes de sortie, sur de drôles de terrains à faire les 3 à 8 au hazy.
Les réseaux fleurissent, charbonnent 7 sur 7 et c'est toute une jeunesse qu'on crame.
Et le triple 6 s'extasie, depuis que ça te livre en 5-5, ici c'est sec-sec.
Par manque de liquide, ça t'liquide en 4x4 sous liqueur.
Les dirigeants survolent le carnage.
T'inquiète on prend de l'âge, capte le manège 365 fais le tour.
3 options : l'état fait le sourd, l'aveugle, le muet.
Lentement, ouais, ou en 2-2 chaque jour on fait de notre mieux.
Loin des pactes, des sombres confréries, cartels ou du milieu.
Marche avec deux, quatre, six frères, 1 seul Dieu.

